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L'ancien hôtel de la Grand' Rue de nos jours
📜 Origines et débuts familiaux (1824 – 1853)
En 1824, Pierre Louis Aimé Lepreux, époux de Henriette Massot (#1), est fabricant d’étoffes rue Saint-Nicolas. Vers 1840, il se reconvertit maître d’hôtel dans la même Grand’Rue, amorçant ainsi le début de l’histoire hôtelière de l’établissement. En 1848, son fils Léopold Lepreux le rejoint dans cette activité. Puis, en 1853, Léopold prend la direction de l’Hôtel de la Croix de Bourgogne, déjà bien ancré dans la vie du village.
(#1) Henriette Massot est la fille de Maximilien Massot, manufacturier en laine en 1794 puis meunier au moulin de Borzie en 1823.
📉 1884 : Mise en vente de l’établissement
En 1884, après plusieurs décennies de gestion, Léopold Lepreux met en vente l’hôtel, comme l’indique un article de presse paru dans La Frontière le 16 mars 1884. |
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| Journal La Frontière 16 mars 1884 |
📘 Période Marie Angèle Lepreux et Jules Gravez (fin XIXᵉ siècle)
D’après un annuaire de l’épicerie et de l’alimentation de 1891, il semble que par après, ce soit la fille de Léopold, Marie Angèle Lepreux, et son époux Jules Gravez, ancien clerc d’huissier, qui aient pris la succession de l’établissement.
En 1903, au mariage de sa fille Nelly, Jules Gravez est dit épicier en gros domicilié à Béthune, laissant sous-entendre que l’hôtel n’était plus exploité par eux à cette date.
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| Annuaire de épicerie française & de l'alimentation - 1891 |
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🛠️ 1896 – 1903 : Maison DUHAIN : hôtel et restaurant
Entre 1896 et 1903, l’établissement est repris par les époux Duhain-Villers, sous l’enseigne Maison DUHAIN. L'ancien Hôtel de la Croix de Bourgogne devient Hôtel-Restaurant, madame Duhain prépare elle-même la cuisine, attirant ainsi clients locaux et voyageurs autour de ses plats.
Dans le même temps, l'hôtel se modernise pour s'adapter aux attentes de la clientèle, lui apportant tout le confort de l'époque (électricité, salle de bains, chauffage central, téléphone ...)
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| L'hôtel vers 1929 |
👨👩👧 Les Duhain-Villers et l’histoire locale
Marie Céline Villers est la fille de Jean Prosper Villers, ferblantier, et petite-fille de Jean Denis Villers, lequel a introduit la ferblanterie à Solre ; elle s’inscrit dans une lignée d’artisans liée à l’histoire industrielle locale. Son époux, Léon Duhain, exerçait la profession d’instituteur.
De cette union naquirent deux enfants, Prosper et Irène.
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L'arrière de l'hôtel vers 1929
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En 1921 Irène Duhain épouse Marcel Boisse, également instituteur.Elle accompagne sa mère Marie Céline Villers aux activités de l'établissement.
1939 : Direction par Irène Duhain
Marie Céline Villers, âgée de 65 ans, décède le 3 octobre.
Sa fille Irène Duhain prend alors la direction de l'établissement, accompagnée de son époux Marcel Boisse qui participe à la gestion de l'hôtel alors qu’il est déjà en préretraite pour raisons de santé.
⚔️ 1944 : Arrestation et exécution de Marcel Boisse En août 1944, lors d’un épisode tragique de la Seconde Guerre mondiale, Marcel est arrêté lors d’une rafle et exécuté comme otage par une colonne de SS, en représailles à une action des Forces françaises de l’intérieur (FFI).
Irène Duhain, veuve, accompagnée de son père Léon et beau-père Ernest, tous deux instituteurs retraités, continue de diriger l'hôtel et poursuit l’engagement de sa famille dans la vie commerciale et sociale du village.
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